Arbitre
international et ancien demi de mêlée
de Cahors rugby, Joël
Jutge répond à nos questions
:
Q : Quelle
a été l’évolution
de la formation des arbitres depuis les six années
que vous arbitrez en championnat de France ?
JJ :Ayant
eu la chance d’être
dans un Comité (Midi-Pyrénées,
NDLR) en avance sur son temps j’ai déjà abordé en
début de carrière ce que certains arbitres
découvrent aujourd’hui : des notions
de psychologie, de self-control, de communication."
Q : Quel
est votre point de vue sur l’arbitrage professionnel
?
JJ : Aujourd’hui,
l’important est d’être pro ou semi-pro.
Les Nations ayant adopté ce système
ont des arbitres reconnus au niveau international.
En France, nous éprouvons encore quelques
difficultés à être plusieurs
arbitres hexagonaux sur la scène internationale
tandis qu’Irlandais, Anglais ou Australie n’ont
aucune difficulté. Etre pro ou semi-pro ajoute
une garantie évidente aux yeux des joueurs,
des encadrements et des structures internationales.
Il n’y a pas d’arbitre professionnel
en France mais nombre de personnes réfléchissent à cette
solution. On peut constater qu’il sera très
difficile d’avoir un arbitre français
au prochain Mondial. Aucun cadeau ne nous est fait,
comme les joueurs !
Q : Quelles
différences avez-vous pu constater entre
vos arbitrages dans l’Hémisphère
Sud et en Europe ?
JJ :
La différence la
plus visible sur le terrain réside dans
le rôle du capitaine avec lequel nous avons
plus de communication dans l’Hémisphère
Sud que chez nous. Il y a une véritable
coopération entre lui et les arbitres. D’ailleurs
je me suis fait aussi à cette idée
intéressante. D’autre part, ils ne
mélangent pas tout et lorsqu’ils discutent
ce n’est pour essayer d’influencer
mais d’obtenir des explications. Ils font
preuve d’une grande maturité. Si le
capitaine est trait d’union entre l’entraîneur
et les joueurs, il l’est aussi entre l’arbitre
et l’équipe. En ce qui concerne le
public, on peut constater en Irlande que l’on
peut encore avoir le bonheur de siffler une pénalité pour
l’équipe adverse en fin de match sans
aucune manifestation de la part du public. Dans
le Sud, et notamment en Nouvelle-Zélande,
j’avais été déçu
du comportement de spectateurs qui n’hésitaient
pas à lancer des objets sur les terrains.
On a d’ailleurs pu voir cet été quelques
dérapages inacceptables.
Règles officielles
Les règles de ce jeu de rugby sont si compliquées
...Cependant, un bon joueur se
doit de connaître le réglement mais
aussi de respecter les arbitres : Etes-vous sûr
de bien maîtriser les règles ? Une viste du site de la FFR s'impose