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Cette saison paraît partir
sous de bons auspices. Dès le mois de juillet
1935, de nombreux communiqués annoncent
l'organisation d'une grande manifestation : la
kermesse du rugby. Elle a lieu, le 11 août,
sur les allées fénelon et comprend
un concours de voitures fleuries, un rallye-ballons,
l'audition, en soirée, d'artistes réputés
avec clôture par un bal.
L'ouverture rugbystique a lieu le 30
septembre, avec la venue de l'équipe
de première série : Graulhet, qui
gagne par 7 à 0.
Après les matches amicaux contre le F.
C. toulousain et Sarlat. " le fervent de l'ovale
", clame sa joie de la belle victoire de Cahors
sur Sarlat. 18 à 3 : " Les conseils de
l'entraîneur se font sentir, précise-t-il.
Aussi nous attendons, le 27 octobre. l'Avenir
Saint-Cvprien de Toulouse avec confiance. "
Hélas ! L'Avenir bat l'Aviron par 3 a
0.
Le 13 novembre, alors qu'aucun
indice ne le laissait supposer et que nous nous
trouvons sous l'heureuse euphorie de cette brillante
fin de saison 1934-1435, un nouveau chroniqueur
: " Un amateur de rugby " refroidit notre enthousiasme
avec ses réflexions : " Le rugby est en
train de mourir à Cahors ", ose écrire
ce rabat-joie L'entrain et l'enthousiasme ont
disparu depuis longtemps. Le public se fait de
plus en plus rare. Ce n'est pourtant pas la faute
des nouveaux dirigeants. Les joueurs, toujours
les mêmes, se désintéressent
et ne répondent pas. "
Que signifie un tel pessimisme ? Pourtant, au
cours d'un match amical, le T. O. E. C. est battu
par 6 à 0
Nos craintes s'accentuent à la lecture
d'un communiqué des Amis au rugby, qui
mentionne : " Etant donné la crise que
traverse en ce moment le rugby, les A. R. font
un réunion avec le comité. Combien
de clubs auraient pu continuer, frappés
comme le nôtre, dans l'espace de quelques
jours, par les départs ou... les défections
de.... et suivent les noms de onze joueurs de
l'A. C. Malgré ces vicissitudes,
les dirigeants, de l'A. C. continueront. Nous
nous occuperons des jeunes, puisque les anciens
n'en sont pas dignes ... ".
Nous constatons, en effet, par la suite, qu'un
gros effort est fait en faveur des juniors, concurremment
avec la marche chancelante et descendante de l'équipe
fanion.
En championnat, l'équipe première
est battue par 18 à 0 par Pamiers.
Malgré tous ces déboires, l'année
1935 s'achève dans le bruit des trépidantes
harmonies d'un grand bal : " à la convocation
duquel, précise un chroniqueur, non sans
quelque ironie, tous les joueurs, sans exception,
ont répondu. "
Les communiqués qui suivent ne mentionnent
presque que les matches joués par les juniors
avec Montauban, Souillac, Gourdon, Septfonds,
Figeac.
Le 2 février, dernier match de
championnat de l'équipe première
contre Valence. Aucun communiqué
ne suit.
Par contre, pour les juniors, " un fidèle
rugbyman donne un long compte rendu de la partie
jouée par les juniors contre Montauban
à Montauban : " Grâce à leur
foi, à leur ardeur, nos petits joueurs
ont gagné. C'est un plaisir de s'occuper
d'eux. Toujours disposés à jouer,
répondant aux convocations d'entraînement,
disciplinés, aimables, ils ont vaincu par
leur volonté une équipe bien supérieure."
C'est par cet hommage aux juniors de l'A. C que
se termine cette saison,
Voici les noms des juniors de l'AC:
Alba II, Audebert I et II, Aubert, Bru,
Bonhomme, Blaviel, Boyer, Blondel, Charvet, Couderc,
Delon, Dellart, Gonzalès, Julia, Lucie,
Midavène, Pégourié, Pechberty,
Planavergne, Richard, Rouvière, Saint-Laurent. |
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