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Il faut attendre le 1er
octobre pour lire un communiqué
qui s'étonne, au nom des Amis du rugby
: " Partout, dans toutes les villes, les stades
ont ouvert leur porte, les équipes sont
formées. A Cahors, malgré le dévouement
des dirigeants, aucune équipe n'a pu être
mise sur pied. Les joueurs ne répondent
plus aux convocations. "
Quelques jours après, une communication
signée " Un groupe de sportifs " exprime
la même surprise : " si le comité
est impuissant, conclut-il, il n'a qu'à
se retirer. "
Deux jours après le comité répond
qu'il est tout disposé a remettre ses pouvoirs
au groupe de sportifs.
Un nouveau chroniqueur, signant " le Spectateur
", écrit : depuis cinq ou six ans, le rugby
est en pleine décadence à Cahors.
Les motifs ? On a prétendu que les joueurs
n'aimaient pas les dirigeants. La saison dernière
on les a laissé nommer eux-mêmes
leur comité technique. Nous voyons aujourd'hui
que ce motif était un mauvais prétexte.
La vérité, poursuit le spectateur,
c'est le mauvais esprit de certains joueurs, entretenu
par l'influence néfaste de ceux qui viennent
nous dire qu'ils sont des amis et qui, par derrière,
sapent honteusement. "
Polémique stérile, peu
réjouissante ! En attendant la
saison s'avance et l'équipe n'est toujours
pas formée, faute d'équipiers. Pour
la première foi depuis sa création,
le rugby cadurcien ne sera pas engagé en
championnat.
Le conseil d'administration de l'Aviron cadurcien
s'émeut de cette situation. Il demande
instamment au groupe de sportifs de se faire connaître.
Cet appel a-t-il été entendu ? Le
11 novembre, le " nouveau comité " fait
connaître que deux matches se sont joués
contre Capdenac et Caussade et que les résultats
ont été satisfaisants.
Le rugby cadurcien reste alors dans l'ombre une
longue période et, début février,
la société " les Amis du rugby "
organise une réunion, en vue d'étudier
l'éventualité de quitter l'Aviron
cadurcien et de donner au rugby son indépendance.
"L'agité" se réveille, il écrit
que malgré sa décision de ne plus
écrire, il ne peut pas abandonner un moribond
et lui refuser un dernier encouragement. Lyrique,
il continue : " En serait-il du rugby comme une
mode qui passe, un souvenir qui s'efface, une
tradition perdue ? Non ! Le rugby, cet enfant
chéri des Çadurciens ne disparaîtra
pas... " Et il invite tous les sportifs a aller
à la réunion des Amis du Rugby.
Il faut attendre le 20 février
pour lire un article intitulé
: " Le rugby renaît à Cahors. Sous
la direction de Pierre Heilles, l'entraînement
a commencé. "
Le dimanche 3 mars, le premier
match de reprise a lieu a Cahors contre le Club
sportif albigeois. L'organisation de ce match
sera assurée par le comité provisoire,
composé de B. Boue, Maurel, Laucou,
P.Guyou, Cocula, Célarié, Cayrac,
Couaillac
Nouvelle surprise agréable : le 10 mars,
venue du Stade toulousain, avec tous ses internationaux.
Cette partie fut une grande réussite. Le
stade Lucien-Desprats était comble.
Le 13 mars a lieu l'élection du comité
définitif, dont voici la composition :
Président, Jean Bourrières
; secrétaire et secrétaire
adjoint, J. Bertrand et Maurel ;
trésorier et trésorier adjoint,
Laucou et J. Combalbert, membres
: Boue, Mailles, Crassac, Ilbert, Célarié,
Couaillac, Guyou.
Chose que l'on n'avait vu depuis longtemps à
Cahors, la saison se poursuit en avril et en mai,
avec des matches très intéressants,
conclus avec Caussade, Agen, Rodez, Castres.
En mai est organisé un match de" vétérans
qui se prolonge naturellement en un plantureux
' banquet (16 francs) où régna la
bonne humeur, la confiance et l'espoir en un avenir
brillant. |
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