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Dès le 9 juillet 1941,
un communiqué signale que l'entraînement
va être dirigé par deux entraîneurs
: A. Mellet et P. Heilhes. Tous
les records du nombre d'inscriptions de joueurs
sont battus. Nous enregistrons 93 citations au
cours de la saison. Quatre équipes sont
mises en ligne.
Dès le 14 septembre,
double succès des équipes première
et juniors qui battent Castelsarrasin.
Le 19 octobre, à Cahors,
U. S Montalbanaise I et juniors ouvrent officiellement
la saison. Montauban (1) bat le Stade Cadurcien
par 14 à 13. Très belle partie.
Les juniors du Stade vengent leur aînés
et enlèvent la victoire par 5 à
3... cette petite équipe... de tous petits
juniors... qui devait par la suite s'illustrer
à des titres divers, dont celui de la résistance
n'était pas le moindre.
Le 18 novembre, un fait à
noter dans l'histoire du Stade : la fusion des
Jeunes Cadourques et du Stade cadurcien. La présidence
générale est donnée à
M. Salanié, entouré
des vice-présidents : abbé Costes,
M Fabre, Richard.
Le comité du rugby, sous la présidence
de Ludo Rollès, comprend
: M. Boué, Couaillac, J. Delgal,
Diaz, Etienne, Meilhes.
Malgré ces heureux prémices, la
saison 1941-1942 n'aura pas le relief de la précédente.
En effet, le premier championnat dans le comité
du Périgord-Agenais, a lieu à Eymet
le Stade est battu par 16 à 0.
La F. F. R. organise à Cahors un match
de propagande, le 14 décembre, entre le
Stade cadurcien et le Stadoceste tarbais, une
des meilleures équipes de France, qui bat
Cahors par 22 a 0.
Le Vieux sportif, dans son compte rendu, reproche
au Stade son manque d'entraînement, mais
il n'est pas tendre pour le Stado : " L'ours tarbais,
écrit-il, n'avait pas besoin de sortir
ses griffes pour gagner devant des Cadurciens
qui, au bout de quelques minutes, ne pouvaient
plus courir... "
Et il conclut par ce souhait " cornélien
" : " O mânes du roc de l'Agasse, du terrain
d'Arnis, insuflez à notre équipe
le feu et l'esprit qui vous animèrent jadis
!
Le deuxième match de championnat
a lieu le 7 décembre. Tonneins
enlève la décision par 5 à
0.
Comme on le voit, " la flamme de la saison précédente
s'éteint "
Pourtant, un rédacteur, après la
victoire de Cahors sur Sainte-Foy, dernier match
de championnat, s'accroche à un espoir
: " Rien n'est perdu. Tout va repartir comme précédemment.
" Et il conclut triomphant : " Avec la rentrée
certaine, la saison prochaine de Seilhan
ex-brillant Joueur du S. U. agenais. "
Joueurs cités au cours de la saison 1941-1942
:
Alayrac, Bourdet, Brunk, Bouillaguet,
Barreau, Buisson, Baron, Bessou, Baillagou, Bonhomme.
Boué, Bismes, Carmen, Charvet, Cubaynes,
Chapou, Combebias, Colombiès, Couderc,
Céra I et II, Capis, Clavel, Chantrel,
Crespou, Cayrac, Delmestre, Dutrin,
Dillaze, Delgal, Domec, Eugène, Esdennes,
Etienne, Escalmels, Fréjaville, Feyt, Frélhonneau,
Fournols, Feydel, Fraysse, Guilhem, Gaston, Gramont,
Grousset, Gaillard, Garrouty, Guyen, Gardanès,
Heilhes, Iglesias, Joulié, James, Lafrasi,
Lacher, Lucie, Larrive, Labro, Laches, Lagane,
Lacasta, Magnani, Manages, Mellet, Mourgues, Noyer,
Noillac, Ogé, Pégourié, Planavergne,
Palame, Pons, Puharé, Rigaudlie, Richard,
Reteunauer, Rivière. Rouvière, Saint-Laurent,
Séguy, Selvès, Solacroup, Sanac,
Sotte, Tostères, Variant, Vidal, Yvert.
1942 - 1943
Le fait de la saison sera la rentrée du
Stade cadurcien dans le comité des Pyrénées.
Dès le 29 août les joueurs sont convoqués
à l'entraînement sous la direction
de M. Seilhan !
Le 20 septembre, à Cahors
beau match d'ouverture avec le Stade toulousain
(I) qui bat Cahors par 28 à 0.
Cette partie inspire un nouveau chroniqueur "Le
Solitaire des Tribunes ". Il critique les dirigeants
de commencer une saison avec un adversaire de
cette taille entièrement rodé, alors
que notre équipe est a peine formée
" Heureusement que nous avions Heilhes et Mellet.
Sans eux l'équipe se serait écroulée
...
Le 18 octobre, match de championnat à
Cahors contre Villefranche score nul.
Le 15 novembre, nouveau match de championnat
contre Castelsarrasin. Pas de résultat
publié.
La crise s'accentue. Elle ressort d'un communiqué
anonyme qui déclare : " Aux grands maux
les grands remédes. Nous allons sabrer
et remanier l'équipe. " Par contre, l'équipe
junior permet tous les espoirs. La marche descendante
de l'équipe première trouve
une heureuse compensation dans celle des juniors
qui, premiers de leur poule, vont aller disputer,
contre Albi, le quart de finale.
En championnat, nouvelle défaite de Cahors
contre Moissac et Souillac alors que nos juniors
continuent et vont battre sur leur terrain un
coriace adversaire, cette vieille connaissance
: Marengo.
Figeac se qualifie pour la finale du Championnat
des Pyrénées.
Dans un dernier communiqué il est souhaité
à Jean Lacoste, la bienvenue pour son retour
de captivité.
Joueurs cités au cours de la saison
: Brunk, Bonhomme, Carmen, Charvet, Cubaynes,
Delgal, Eugène, Feydel, Fréjaville,
Guillou, Guiraudet, Heilhes, Larrive, Magnani,
Niel, Noyer, Phillipon, Planavergne, Palame, Rigaudie,
Rouvières, Richard, Sénac, Sotte,
Tastères, Vidal, Yvert.
Le
rugby perdra de nombreux joueurs pendant la guerre.
Sur le petit et modeste monument s'aligne les
noms glorieux de : Jean Audubert, Auguste Bourdet,
Pierre Bourthoumieux, Jean Jacques Chapou, René
Durand, Gaston Gaulon, Gilbert Grenereau, Pierre
Labro, Vincent llacher, Adrien Malric, André
Malric, Guy Mourgues, Louis Quèbre, Gaston
Sablé. Il conviendrait d'y ajouter les
noms de ceux qui sont morts à la guerre
de 14.
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